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Blog > 91 % des employeurs IT bruxellois sont étrangers*

9 emplois sur 10 – contre 6 sur 10 dans le reste du pays. C’est la proportion des emplois technologiques en Région bruxelloise et qui sont générés par des entreprises étrangères.

Une analyse d’Agoria indique à quel point le tissu économique bruxellois dépend des acteurs et investissements étrangers pour son emploi « technologique » (qui couvre la totalité des secteurs  techno – aéronautique, informatique, mécatronique, transports, technologies de la construction, automobile…).

Toutefois, quand on restreint l’analyse au seul secteur ICT/numérique, le constat demeure le même : 91% de l’emploi ICT est généré par des sociétés étrangères. Quelles sont les nationales les plus pourvoyeuses d’emplois? Pourquoi voit-on la France gagner du terrain alors que la part des sociétés américaines ou allemandes recule ? 

A noter une évolution sensible de l’importance de ces diverses nationalités au cours de ces dernières années. Prenons trois pays à témoin (classement de l’emploi, tous secteurs technologiques confondus):
–    France: 38,4% en 2015 contre… 26% en 2008
–    Allemagne: 17,4% alors qu’elle était encore source de quelque 24% de l’emploi en 2008
–    Etats-Unis: recul également, puisque l’on était encore à 21% en 2008.

Quelle est la cause de cette évolution ?
Côté hausse française, des rachats de sociétés belges. Par exemple, en ICT, Callataÿ & Wouters, racheté par Sopra ou encore Banksys passé sous le contrôle de Worldline, filiale d’Atos.
Le recul américain s’explique notamment par quelques déménagements de sociétés en dehors du territoire bruxellois (HP qui s’est implanté à Diegem) mais aussi par une contraction de l’emploi chez de gros employeurs (exemple : IBM, toujours répertoriée société bruxelloise… parce que la porte d’entrée est en territoire bruxellois alors que le bâtiment est construit sur terrain flamand).

Le recul de l’emploi provided by Germany s’explique lui aussi en partie, notamment dans le secteur IT, par quelques gros déménagements. Visé, ici: Siemens qui a quitté la chaussée de Charleroi, à Saint-Gilles, pour rapatrier son siège vers un autre site déjà occupé à Beersel (Huizingen).

Ces reculs sont aussi le signe que Bruxelles doit travailler à renforcer – voire retrouver – son attractivité.
Parmi les actions préconisées : une campagne internationale autour de #TechBrussels afin d’améliorer l’image et l’attractivité de la Région-Capitale, ou encore davantage d’investissements dans la technologie pour la sécurité via la smart city par exemple, un doublement de l’offre de formations par le biais de pôles de formation sectoriels pour informaticiens et les techniciens, et le développement d’une stratégie d’innovation assortie de programmes catalyseurs pour entreprises débutantes et en pleine croissance.

* Sources : Régional-IT et Agoria-Bruxelles.